Qui sommes-nous

Ville libre de l’Empire depuis le XIIIe siècle, Sankt Gallen (en français Saint-Gall) s’était donné une organisation commerciale efficace et s’était assuré une bonne réputation à l’étranger par la production et l’exportation de ses toiles de lin.

Lieu de résidence d’un Prince-Abbé, la cité abritait un monastère de renom, dont les biens territoriaux entouraient l’enceinte de la ville.

Le Traité de Paix perpétuelle, conclu en 1516 par François Ier avec les Cantons suisses, renforça les relations d’intérêt réciproques. Saint-Gall, alliée des autres Cantons suisses depuis 1454, s’assurait ainsi d’anciens privilèges commerciaux dans la vallée du Rhône. Dès lors, un courrier régulier relia Saint-Gall à Lyon en cinq jours !

En 1527 Saint-Gall adopta officiellement la Réforme. Sous l’impulsion de son bourgmestre Joachim von Watt, dit Vadian, qui fut le Réformateur de Saint-Gall, médecin et un éminent humaniste, la ville-république développa un dynamisme politique et économique nouveau.

Au cours du XVIe siècle, des hommes d’affaire saint-gallois établis à Lyon avec leurs familles formèrent une colonie importante. C’est ainsi qu’au XVIIe siècle un lieu de culte propre à la confession réformée leur fut assigné à Saint-Roman-de-Couzon, au nord de Lyon. Cette faveur fut aussi une source de tracasseries, en particulier lorsque les Protestants français furent successivement restreints dans l’exercice de leur culte.

En 1664 déjà, des protestants de France arrivèrent à Saint-Gall. Mais lorsque Louis XIV révoqua l’édit de Nantes en octobre 1685, c’est par milliers qu’ils se pressèrent aux portes des Cantons évangéliques suisses qui les acheminèrent aussi vers Saint-Gall.

La cité de Vadian réagit promptement : dans la semaine qui suivit l’édit de funeste mémoire, le Conseil de Saint-Gall permit l’établissement d’un culte français et mit la chapelle Sainte Catherine à disposition. La corporation des Marchands qui avait pris cette initiative, en assuma aussitôt la responsabilité et en supporta les frais.

Le réfugié Isaac Colz, dit Suchier, originaire de Gluiras en Vivarais, fut le premier pasteur de la communauté française saint-galloise. Il se dépensa pendant 36 ans, soulageant et édifiant ses nombreux coreligionnaires de passage. Parmi eux Blanche Gamond, de Saint-Paul-Trois-Châteaux en Dauphiné, une des grandes figures de la résistance huguenote, qui, soutenue par une dame sainte-galloise, écrivit le mémoire de ses souffrances.

Dès sa création, l’Eglise et son sermon en français attirèrent bien des notables de la ville. Le Roi de France, que la charité témoignée aux fugitifs contrariait, fit pression sur ces Messieurs de Saint-Gall en inquiétant leurs combourgeois établis en France afin de provoquer la disgrâce des réfugiés. Quant à la cohabitation avec le Prince-Abbé, dont la résidence fortifiée au sein de la ville avait survécu au divorce confessionnel, elle s’avéra parfois délicate. Cela n’empêcha pourtant pas les magistrats saint-gallois d’accueillir et de protéger les réfugiés huguenots, vaudois et orangeois, et de secourir les galériens condamnés pour leur foi à Marseille !

Instauré le 22 octobre 1685, le culte réformé de langue française à Saint-Gall a été assuré par vingt-six pasteurs au cours des trois siècles passés.

Aujourd’hui une coupe et un plat de communion datant de 1710 continuent de servir à la célébration de la Sainte-Cène, témoignant ainsi toujours du passage des Protestants de France accueillis dans la cité de Vadian.


Membres du Conseil

Paul Strasser, Erwin Staehelin, Maurice Bernard, Marianne Ruethemann, Flavien Bamfoumou et Rédouane Es-Sbanti (de gauche à droite)

Rédouane Es-Sbanti, Pasteur
Rosenbergweg 18
9000 St-Gall
071 801 96 02

Les cultes ont lieu à:

Saint-Gall: église Saint-Magen, Magnihalden 15

Rapperswil-Jona: Centre paroissial, Zürcherstrasse 14,

Rorschach: signalstrasse 34

  • Maurice Bernard , président
  • Marianne Rüthemann-Walti , vice-présidente
  • Paul, Strasser  caissier
  • Erwin Stähelin
  • Flavien Bamfoumou
  • Markus Anker, Président de la fondation de l’IHK pour l’Église française