Dans les limites, espérer.

2 Timothée 4,1-8

Dans les limites, espérer.

La première chose à remarquer, c’est que nous lisons la Bible comme si ce n’était que de la réthorique, de la poésie sans réalité. Or Paul a réellement vécu ce qu’il décrit : il se sent solitaire comme un oiseau dans le désert, au milieu des ruines. Surtout il se sent vieillir : il n’a plus devant lui ce temps qui paraît infini aux jeunes et permet de garder l’espoir qu’un jour, ça changera. Et j’ai entendu en écho les plaintes de nos communautés, de nos églises vieillissantes, qui acceptent sans le dire que la foi s’éteigne avec elles. Il faut avouer notre déboussolement : il n’y a pas de honte. Le temps passe et apporte son lot de nouvelles, mauvaises, incompréhenssibles, qui mettent en cause notre foi et l’avenir ne se dessine pas de manière claire. Quel est le sens ? Nous avons perdu les repéres anciens et nous marchons dans le noir. Or Paul est tout sauf résigné. Et nous ? Ce qui doit nous guider, c’est la tendresse et la passion pour la génération qui vient, et ce que Dieu va faire avec elle. Que notre foi ne préjuge plus de tout, mais s’ouvre à l’avenir de Dieu. Alors nous aurons notre place, comme Paul, dans l’histoire de la fraternité des humains et de l’espérance de Dieu, comme un petit moment d’espérance et de tendresse.

                                                                                                          RES

Je veux te dire merci, Seigneur!

Où que j’aille, tu es le compagnon qui me tient par la main

 et me conduit.

Sur cette route où je chemine tu es mon soutien.

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